Jeudi 21 février 2008
A l'époque, l'homme choisissait les pierres de sa maison parmi les plus belles. Surtout le linteau, et le seuil aussi. Car une maison, c'est surtout une porte. Entre le ciel et le
sol, l'ouverture vers soi. Alors, il ne faut pas se tromper. Un linteau qui s'effondre et c'est ta vie. Un seuil qui trébuche, c'est ta vie aussi.
Il choisissait la plus belle pierre qu'il travaillait avec la même passion du beau que les dentelières. Certains y gravaient l'année de construction sans jamais avoir la prétention de la voir tenir jusqu'à plus de trois cents ans.
Son enfant s'y assoira dans l'attente du soir d'été à regarder les couleurs tomber. Il s'y inventera des départs lointains et des retours dans les bras.
Sans le savoir cet homme écrivait une nouvelle poéturgie du seuil ou l'épaule et la porte se toisent dans ce passage vers la lumière. Comme si l'homme avait besoin de réinventer sa naissance.
Mais comme la maison, l'esprit a t-il un seuil? Le corps, c'est la peau, mais l'esprit, l'âme? C'est cela qu'il faut chercher. Médecins, savants, philosophes et poètes ensemble sur ce chemin. Les religions croient y être déjà. Mais comment en être sûr?
Les sens seraient-ils les marches pour accéder à la lumière et les mots le linteau qui embellit et protège.
J'aimerais bien pouvoir laisser mes enfants sur les marches de mon esprit. Mais seuls les mots connaissent ce seuil dans leur difficile naissance. Alors, trouverai-je les mots pour les aider à trouver leur propre seuil. La poésie comme seuil. « Le poète parle au seuil de l'être. » disait Bachelard, voilà mon chemin.
Il choisissait la plus belle pierre qu'il travaillait avec la même passion du beau que les dentelières. Certains y gravaient l'année de construction sans jamais avoir la prétention de la voir tenir jusqu'à plus de trois cents ans.
Son enfant s'y assoira dans l'attente du soir d'été à regarder les couleurs tomber. Il s'y inventera des départs lointains et des retours dans les bras.
Sans le savoir cet homme écrivait une nouvelle poéturgie du seuil ou l'épaule et la porte se toisent dans ce passage vers la lumière. Comme si l'homme avait besoin de réinventer sa naissance.
Mais comme la maison, l'esprit a t-il un seuil? Le corps, c'est la peau, mais l'esprit, l'âme? C'est cela qu'il faut chercher. Médecins, savants, philosophes et poètes ensemble sur ce chemin. Les religions croient y être déjà. Mais comment en être sûr?
Les sens seraient-ils les marches pour accéder à la lumière et les mots le linteau qui embellit et protège.
J'aimerais bien pouvoir laisser mes enfants sur les marches de mon esprit. Mais seuls les mots connaissent ce seuil dans leur difficile naissance. Alors, trouverai-je les mots pour les aider à trouver leur propre seuil. La poésie comme seuil. « Le poète parle au seuil de l'être. » disait Bachelard, voilà mon chemin.
par denis heudré
publié dans :
mes chemins de poésie
communauté :
Poésie contemporaine
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