usines

Publié le par denis heudré

à mon père

ruines d'usines
au ciel d'acier
rouillé d'étoiles

cathédrales déchirées
déchues du capital
rattrapées
par les cadences du temps
combien de rêves
et combien de coups de gueule?
combien de grèves
et combien de coups de poings
en combats consumés?
quand la parole
pas plus que la main ne tremble.

jongleurs de trois-huit
vos mains sont mortes
mais la mémoire sonne encore
l'heure du geste précis
répété
de l'ouvrage ouvrier


Poème repris dans le n°40 de la revue Microbe
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article