voyage

Publié le par denis heudré

Après avoir quitté mon père, je venais de refermer le bleu de Maulpoix, les yeux à jamais marqués de ces nouveaux horizons. Moi aussi devenu "mendieur d'azur" à la recherche de ces "beaux rayons clairs" voulant "hâler les fenêtres" de Mallarmé. Le ciel me dit alors :

« Profitez de mes nuages pour partir au loin! »
« on vous dépose? » renchérit un drôle de nimbus,

Je ne me fis pas prier et décidai de m'offrir le plus passionnant des voyages. M'envoler au plus profond de moi même et y chercher « l'espace du dedans » et mes « lointains intérieurs » sussurés par Michaux.

Au boût d'un instant, je parvins à me désaltérer dans l'équilibre instable d'une langue solitaire qui peut s'enorgueillir d'être à la fois le seuil et la fenêtre d'une poésie qui n'a pas besoin de s'inventer des reliefs pour échafauder de nouveaux rêves...

Publié dans mes chemins de poésie

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