poème poisseux

Publié le par denis heudré

mer abandonnée au port
en guenille irisée

la lumière égratigne
tes couleurs de ruine

je vois ta main qui tangue
dans l'agonie du soir

dans le parfum souillé
des voilures de vent

Publié dans au péril de la Terre

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cemara 09/06/2006 17:14

sous l'amer ...?
vomissures !
 
guenille desséchée
sous les ruines qui flanchent
 
sans chercher à l'épanche
de vagues évaporées
 
tangage
où nul rivage
 
ne permet d'accoster
 
errance
où aucun sens
ne peut même aborder
 
 
sous l'amer ...?
vomissures !
 
les souillures sont abîmes
pour les Etres sans cime
 
or il est aussi  joies
au delà du trépas
 
sous l'amère vomissure
se complait la guenille
qui jamais ne frétille
sur le beau qui  perdure