propos d'un mal été

Publié le par denis heudré

C'est l'été. Mais pas un de ces étés à chapeaux comme seule l'enfance pouvait nous en montrer. L'été filait le cours des jours d'enfants. L'insouciance semblait ne jamais devoir finir. Bienvenue au grand château de sable, Madame! Bienvenue dans la course bleue!

 

Mais le bleu a tourné de l'œil, sans doute. On nous vole notre bleu contre ce bleu-piscine qui pique les yeux. Et dans les journaux, les titres gris n'invitent plus au lointain. La mer est là, mais les nuages la camisolent et la rabaissent comme en s'y essuyant les crampons.

 

Un été mal arrondi, mal fini, sans l'émail pour le rendre plus beau. Un été mal colorié avec le noir qui déborde du noir.

 

Le jour qui longe mes soupirs ne peut retenir de verser sa pluie par petites touches mesquines. A la moindre difficulté, le temps craque. Nervous breakdown, fragilité là aussi. Et tout à refaire. Un bleu à rebâtir. Des enfants à ressortir et des toboggans à assécher.

 

Un été mal à propos. Propos d'un mal été.

Publié dans quatre saisons

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Danièle 05/08/2009 01:17

Un été à partUn été à parapluieUn été à partUn été sans parasolLes chateaux de sable prennent l'eauL'enfance est partie au diableL'enfance a pris un rateau

colette 01/08/2009 19:20

"mal été" si proche de proche de mal êtremais écrire beau sur le mal est BEAU !